Translate

Emissions de CO2 et gaz à effet de serre en Europe

Combien de carbone (CO2) émis dans l'atmosphère  en Europe ?


 120 000 000 000 soit 120 milliards de kg CO2/an



         Les émissions de CO2 en Europe en 2015


8,75 t par an

Les émissions de CO2 issues de la consommation d’énergie ont légèrement augmenté en Europe en 2015 alors qu’elles avaient diminué de 5 % en 2014 passant de 9,10 à 8,73 t de CO2 par an. Selon une étude Eurostat, près des deux tiers des états membres ont vu leurs émissions de CO2 augmenter en 2015.


                                     Les émissions de CO2 par habitant en Europe


21,88

Selon Eurostat en 2014, c’est au Luxembourg que les émissions de CO2 par habitant sont le plus élevées avec 21,88 t par an puis en Estonie (16,10 t).

Les émissions de CO2 par habitant les plus faibles en Europe ont été constatées en Croatie (5,48 t par habitant) devant la Roumanie (5,62 t).

7,14
En France les émissions de CO2 par habitant étaient de 7,14 t de CO2 par an, ce qui a placé la France au neuvième rang des pays les moins émetteurs de CO2 grâce notamment à son secteur nucléaire.

20e

 Autrement dit, avec une augmentation de 1,7 % de ses émissions de CO2 en 2015, la France et à la 20e place des pays les plus émetteurs de CO2 au monde et à la 17e place en Europe derrière l’Espagne.


                              Combien de CO2 l'Union européenne émet-elle ?


bonhomme-croissance>Grâce à un hiver très doux, les émissions  de gaz à effet de serre ont baissé de 2,5 % dans l'Union européenne  en 2011, après une hausse en 2010.  120 millions de tonnes d'équivalent CO2 qui ont été émises en moins sur le territoire de l'UE par rapport à 2010, sur un total de 4 600 millions de tonnes.

L'Union européenne représente aujourd’hui 11% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.  Greenpeace a publié,  en juin 2013, une étude dans laquelle elle estime l’effort de diminution d’émission de CO2 pour 2030. Selon cette étude, l’effort sera plus important que prévu.

La Commission européenne a demandé à l’Union européenne de se fixer comme but de réduire ses émissions de CO2 de 40% pour 2030 dans le but de tenir l’objectif d’une réduction de 80 à 95% pour 2050 (par rapport au niveau d’émission de gaz à effet de serre de 1990).

Une étude menée par Ecofys révèle que l’Union européenne devra prendre des mesures + drastiques que prévu car l’effort nécessaire de réduction de CO2 devrait plus atteindre 49% en 2030.

49% auxquels il faudra encore ajouter 7% pour tenir compte des 2 milliards de quotas détenus par certains grands groupes sidérurgiques.

Selon Greenpeace, l’Union européenne doit revoir ses objectifs à la hausse pour 2030, et ce même si l’UE est la seule région du monde à s’être imposé des contraintes pour 2020 et à les tenir.

Connie Hedegaard, la Commissaire européenne en charge du climat, semble approuver la vision de Greenpeace puisqu’elle estime que l’UE doit s’imposer de nouveaux objectifs pour 2030 dans le but d’être en position de force pour la conférence internationale sur le climat qui doit se dérouler en 2015 à Paris.
Avec des températures supérieures de 1,5 °C par rapport à la moyenne entre 1961 et 1990, selon le centre Hadley de l'office météorologique britannique, la demande en combustibles fossiles à des fins de chauffage a diminué. Conséquence : les secteurs résidentiels et commerciaux ont vu leurs émissions chuter de 62 millions de tonnes équivalent CO2 par rapport à 2010.
Le secteur de la production d'énergie a aussi limité ses émissions de 47 millions de tonnes en 2011. 


Avec des températures supérieures de 1,5 °C par rapport à la moyenne entre 1961 et 1990, selon le centre Hadley de l'office météorologique britannique, la demande en combustibles fossiles à des fins de chauffage a diminué.

Conséquence : les secteurs résidentiels et commerciaux ont vu leurs émissions chuter de 62 millions de tonnes équivalent CO2 par rapport à 2010.  Les réductions d'émissions de CO2 les plus fortes en pourcentage se sont produites à Chypre (- 12,8 %), en Belgique (- 8,4 %), en Finlande (- 8,2 %) et au Danemark (- 7,5 %).

Mais les émissions de ces pays représentent une part moyenne ou faible des émissions totales de gaz à effet de serre de l'UE.

Arrêt des 8 réacteurs nucléaires, possible grâce l'utilisation d'énergie renouvelable

Avec une réduction de 36 Mt CO2 eq. en 2011, soit 6 % de ses émissions, le Royaume-Uni est le pays dont la réduction des émissions en valeur absolue est la plus grande.
La France (24 Mt CO2 eq., soit 5 % de ses émissions) et de l'Allemagne (17 Mt CO2 eq., soit 2 % de ses émissions) suivent le Royaume-Uni. L'augmentation  de l'utilisation des énergies renouvelables a compensé l'arrêt de huit réacteurs nucléaires.
 Le secteur de la production d'énergie européen a légalement contenu ses émissions de 47 millions de tonnes en 2011. 


                                                                 Les émissions de CO2 en Europe avant 2011


En 2010, l'Allemagne était le premier émetteur de gaz à effet de serre de l'UE-27 avec plus de 1 001 Mteq CO2, soit 19,3 %, suivi du Royaume-Uni (12,7 %), de l'Italie (11,2 %) et de la France (10,7 %). Cela représente 132 000 kilos de CO2 par seconde.

En 2005, l'Union européenne avait  émis 4 192 Mteq CO2 pour l'UE-15 et 5 177 Mteq CO2 pour l'UE-27.

En 2002, les émissions de CO2 énergie par habitant 2002 en Europe de l’Ouest :8,28 tCO2/hab (pour une population de 462,85 millions)

Les émissions de CO2 liées aux consommations d’énergie par personne sont de moins de 2 tCO2/hab dans les régions les moins développées (Afrique, Asie du sud, Asie pacifique en développement), aux alentours de 3 tCO2, de 6 à 13tCO2/hab en Europe de l'Ouest, CEI, Japon, Asie du sud, Océanie, et presque 19 tCO2/hab. en Amérique du Nord.




                           Emissions de gaz à effet de serre (France et Union européenne des 15)  

Dans le cadre du protocole de Kyoto, l'Union européenne s'est fixée un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 8 % d'ici à 2012, par rapport à 1990.
Dernière mise à jour : juillet 2011.
En France, les émissions agrégées des six gaz à effet de serre étaient en 2006 inférieures de 4% à leur niveau de 1990.

Les transports et le "résidentiel-tertiaire" enregistrent une forte hausse sur la période (respectivement +20% et +13,5%) alors que les émissions des autres secteurs sont en baisse. La mise en œuvre du plan Climat, adopté en 2004 et actualisé en 2006, doit permettre à la France de respecter les objectifs de Kyoto à l’horizon 2008-2012 d’une stabilisation de ses émissions par rapport à 1990.

Avec une baisse de 2% entre 1990 et 2005, l’Europe des 15 a atteint un quart de son objectif, à savoir une réduction de ses émissions de 8% d’ici 2012. En attendant la conclusion d’un accord international pour la période post-2012, l’UE s’est d’ores et déjà engagée à réduire ses émissions d’au moins 20% par rapport à 1990 d’ici 2020.

L'europe était en avance sur ses objectifs de réduction d'émission


En 2008, les émissions de gaz à effet de serre enregistrées dans l’Union européenne à 15 ont diminué de 6.2 % par rapport au niveau de 1990.
Fait notable en 2009 : les émissions de gaz à effet de serre des 27 pays membres de l'Union Européenne ont chuté en un an de 6.9 % ! Ceci s'explique par la récession économique qui a fait diminuer la consommation d'électricité. Mais les émissions pourraient augmenter à nouveau avec le retour de la croissance économique.

Cinq pays de l'UE à 15 ont déjà atteint entre 2003 et 2007 des niveaux d'émissions inférieurs à leur objectif de Kyoto : l'Allemagne, la France, la Grèce, la Suède et le Royaume-Uni.

Selon un récent rapport de l'AEE, l'Union européenne devrait réussir à atteindre l'objectif de réduction qu'elle s'est fixée. Grâce aux politiques nationales existantes, d'ici à 2012, les émissions devraient être réduites de 6.8 % . Si les mesures nationales additionnelles prévues sont mises en place, une réduction de 1.7 point supplémentaire devrait intervenir.

                                                   Un système de quotas d'émission de gaz à effet de serre


L’Union européenne (UE) a mis en place un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre en vue de réduire celles-ci de façon économiquement efficace.

À l’aide du  système de quotas d'émission, l'UE et les États membres cherchent à respecter les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans le cadre du protocole de Kyoto.
Les installations réalisant des activités dans les secteurs de l’énergie, la production et transformation des métaux ferreux, l’industrie minérale et la fabrication de papier et de carton sont obligatoirement soumises à ce système d’échange de quotas.

Absorption de CO2 par les océans

                 
              
340 000 000 000

 340 milliards de tonnes de C02 sont stockées dans les forêts tropicales

                         L'acidification des océans

 800
Ce sont environ 800 kilos de CO2 qui sont dissous dans les mers et océans de la planète chaque seconde, marquant ainsi le rôle primordial des océans dans la capture du CO2. Sans ce puits de carbone maritime, l'effet de serre serait bien plus massif sur terre.


                                                    La désoxygénation des océans


                                                      La surface des océans qui subit la désoxygénation


4 500 000 km²

La surface des océans qui souffrent d’une grave désoxygénation depuis 50 ans représente 4,5 millions de kilomètres carrés, soit une superficie comparable à celle de l’Europe. Ce sont les eaux proches du littoral qui subissent la désoxygénation la plus critique.

x 4
Ces résultats sont le fruit d’une étude publiée début 2018 qui montre que les zones de haute mer totalement dépourvues d’oxygène ont été multipliées par 4 depuis 1950. Quant aux zones côtières dépourvues d’oxygène, notamment dans les estuaires, elles ont été multipliées par 10 ! (Étude du Global Océan Oxygen Network initié en 2016).

                          L’acidification et la désoxygénation des océans, c’est quoi ?


À cause d’une trop grande absorption de CO2 et de gaz à effet de serre (GES) par les océans du fait des activités humaines (anthropiques), l’eau des océans voient leur H chuter (acidification) et leur taux en oxygène 02 baisser (désoxygénation). Ainsi les deux principales causes de la désoxygénation des eaux côtières et de haute mer sont l’eutrophisation et le réchauffement climatique.

                                                   L'acidification des océans


                                Quelles sont les conséquences de l’acidification et de la désoxygénation des océans ?


L'acidification des océans

C’est le fonctionnement de notre atmosphère qui est menacée puisque la moitié environ de l’oxygène de notre planète provient des océans. Ainsi la désoxygénation des océans provoquée par le réchauffement climatique et la surcharge en nutriments (eutrophisation) ont pour conséquence de créer des « zones mortes » au sein desquelles une grande partie de la biodiversité disparaît.

Les études montrent que les variations dans la composition de la basse atmosphère (en co2) se répercute toujours et rapidement sur la biologie de l'océan (étude de Thimoty Wootton de fin 2008 publiée dans la revue Proceedings of the national academy of sciences)

                                                      Golfe du Mexique


17 146 km²


Dans le Golfe du Mexique, une zone de 17 146 km² est totalement morte, c’est-à-dire quasiment vide en oxygène (Université de Louisiane, 2018).
   

                                                      Le blanchiment du corail

x 5

Les phénomènes de blanchiment sévère du corail ont été multipliés par 5 depuis les années 1980 selon une étude qui a porté sur 100 zones coralliennes tout autour de la planète (revue Science).

                                                                                Quel est le pH des océans ?


                                                                          L’évolution de l’acidité des océans


8,14

En 1751, on a estimé le pH des océans à 8,25 contre 8,14 en 2004.

L’eau des océans, même si elle a tendance à s’acidifier, avec un pH légèrement basique de 8,1 environ reste alcaline.

Le PH des eaux de surface des océans est passé de 8,2 avant la révolution industrielle à 8,05 actuellement et est annoncé à 7,8 à la fin du siècle, ce qui a un impact sur certains planctons. Or une réduction de l'activité du plancton implique une baisse de l'activité biologique des océans.

                                                   Les océans puits de carbone


  • Les océans sont des puits de carbone. Les océans absorbent d'énormes quantités de C02 atmosphérique mais cette absorption a une limite. Plus le C02 contenu dans l'eau augmente, plus l'eau devient acide.

Plus l'eau devient acide avec l'augmentation du C02 dans l'eau, plus la croissance des coquilles des mollusques est ralentie. Si on continue à absorber autant de C02 dans les océans qu'aujourd'hui, on estime qu'il ne restera en 2100 que 30% des récifs coraliens des eaux froides. Cela aura des conséquences énormes sur le monde animal et accélèrera la disparition des espèces.

    «Conséquence : le pH de ces eaux est aujourd’hui de 8,1, soit une baisse de 0,1 unité au cours du XXe siècle», précise Eric Douvielle, du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.

    Chaque jour, 25 millions de tonnes de gaz carbonique se combinent à l’eau de mer. Les émissions de CO2 poursuivant leur ascension, l’acidification va s’intensifier : au rythme actuel, le pH des eaux de surface océaniques pourrait diminuer, d’ici à la fin du siècle, de 0,3 à 0,5 unité. «Il s’agirait du pH le plus bas enregistré depuis 300 millions d’années», affirme Eric Douville. Un phénomène qui constitue une menace directe pour les coraux, les mollusques, le phytoplancton calcaire, car l’acidification altère le processus de calcification qui leur permet de fabriquer squelettes externes ou coquilles. «Dans le passé, les espèces avaient réussi à s’adapter parce que le processus d’acidification s’était étalé sur 10 000 ans et ne concernait que 0,1 unité de pH, explique Douville. Impossible de savoir si les écosystèmes marins parviendront à s’adapter à de telles variations en un siècle.»  (source : liberation.fr)